CLIN D'OEIL NATURE

Vautour fauve

Vautour fauve

Je vous invite à un court voyage photographique au cœur de la montagne, observer ce grand rapace charognard : le vautour fauve.

En France, où le Vautour fauve était proche de la disparition dans les Pyrénées à la fin des années 1960, les programmes de réintroduction sont un succès. […] L’agriculture moderne et les progrès de l’hygiène ont réduit l’accès à ses sources de nourriture ; il trouve ainsi moins de cadavres. En outre, de nombreux vautours ont été abattus au fusil (les persécutions n’ayant pas pris fin), et beaucoup ont péri, empoisonnés par des appâts destinés le plus souvent aux loups et aux renards, mais aussi, […] aux rapaces, considérés comme les ennemis des chasseurs. »

Source : Guide Delachaux – Rapaces diurnes (Europe, Afrique du Nord, Moyen-Orient)

Aujourd’hui, ayant bénéficié de programmes de réintroduction et d’opérations de nourrissage, notamment dans les réserves naturelles, il se rencontre sur nos régions montagnardes (Pyrénées, Alpes et Grands Causses) et niche dans les falaises rocheuses. Des colonies se trouvent également en Espagne, au Portugal, en Italie, en Autrice, en Grèce et quelques autres lieux comme par exemple Gibraltar ou encore le Sénégal.

Incroyable par sa prestance (jusqu’à 2,70 m. d’envergure), le vautour fauve est un oiseau sur lequel on peut difficilement se tromper : son allure dépasse de loin les grands aigles, sa tête et la forme de son bec définissent la silhouette du vautour à proprement dit. Reconnaissable de loin, il pourrait certainement se confondre avec d’autres très grands rapaces de la montagne comme le vautour moine (qui ne présente aucune forme claire) ou encore le gypaète barbu (porte une queue en forme de losange).

Ce grand rapace est une espèce diurne protégée, qui aime vivre en colonies. Il profite des courants ascendants chauds de la montagne pour faire de grands vols planés tout en repérant, avec son œil de lynx, ses futures victimes : moutons, chèvres, isards…

Pour la petite histoire, son comportement de charognard est associé au pastoralisme. Il détient un grand rôle dans la chaîne alimentaire ! En effet, c’est lui qui va faire un bon nettoyage. Nécrophage strict, il se nourrit uniquement de proies déjà tuées, de cadavres. Il laissera au gypaète barbu l’honneur de se nourrir des os… Comme quoi, la nature est bien faite !

Chez le vautour fauve, les adultes sont sédentaires et les jeunes sont erratiques : ils vont parfois circuler en dehors de la colonie afin d’aller chercher de la nourriture sur plusieurs centaines de kilomètres (hors période de reproduction). Ce vautour n’est donc pas migrateur, contrairement à l’un de ses confrères, le vautour percnoptère : le seul et unique vautour migrateur.

A bientôt sur le blog !
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By Plume de nature

Passionnée par la nature depuis toute petite, je partage avec vous, sur ce blog, mes plus belles découvertes ornithologiques. Afin de vous aider à reconnaître facilement les oiseaux, j'organise aussi des sorties et stages dans l'Orléanais !

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